A quoi correspond le scope 3 du Bilan Carbone ?

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3.1 Amont de l'énergie 

Ce poste d’émissions comptabilise les émissions relatives à l’acheminement de l’énergie
et à la construction des infrastructures. Les données sont collectées de la même manière
que pour les Scopes 1 et 2. Les émissions sont calculées à partir des facteurs d’émissions
publiés par l’Agence Internationale de l’Énergie.

 

3.2 Achats de biens et services 

Ce poste fait référence aux émissions induites par les achats de services, de produits & services digitaux, de consommables et de matières premières. Les émissions relatives aux achats de produits immobilisés (IT, ameublement), sont comptabilisées dans le poste 3.3 “Immobilisations”. Les émissions de chacune de ces catégories sont calculées à partir d’approches différentes.

Achat de services

Les flux physiques induits par les activités des entreprises de services étant très diffus, Greenly utilise en première approche la méthode des facteurs d’émissions monétaires. Ainsi, les émissions sont calculées en multipliant les montants dépensés par un facteur d’émission monétaire, exprimé en kgCO2e/€. Ces facteurs d’émissions sont calculés de deux manières : A. Intensité carbone du chiffre d’affaires prestataire Greenly utilise directement les émissions des entreprises lorsqu’elles publient un Bilan GES publiquement ou qu’elles le communiquent à Greenly. Ces émissions sont divisées par le chiffre d’affaires de l’entreprise, afin de réaliser un ratio monétaire exprimé en kgCO2e/€. Les entre- prises utilisant Greenly Corporate Impact qui le souhaitent peuvent communiquer l’intensité carbone de leur chiffre d’affaires, rendant les bilans carbone de nos clients toujours plus précis. B. Intensité carbone d’un secteur d’activité Pour les entreprises ne publiant pas de Bilan GES, l’intensité carbone du secteur d’activité est utilisée. Cette méthode est très utilisée pour les TPE et PME, qui ne donnent aucune information sur leur impact environnemental. Les données utilisées sont issues d’études réalisées par Greenly ou de la base de données ADEME GES. L’impact des achats de services peuvent ensuite être précisés en impliquant les prestataires, en utilisant d’autres métriques, comme le nombre de jours homme.

Achat de produits et services digitaux

En première approche les émissions relatives aux produits et services digitaux sont estimées via une approche monétaire, en utilisant l’intensité carbone du CA des prestataires, ou celle d’un secteur d’activité (data centers, licence informatique, visioconférence, publicité web). Ces émissions peuvent ensuite être affinées via une approche physique, à partir de différentes métriques. Greenly a développé une expertise sur l’impact carbone des produits digitaux, notamment celle des data centers, qui peuvent faire l’objet d’une étude spécifique: à partir des factures détaillées, nous calculons les émissions des différents types de stockage et d’instance de calcul utilisés, ainsi que le transfert de données, en fonction du pays d’utilisation, des ressources sollicitées.

Achats de consommables

Les émissions relatives aux achats de consommables sont calculées automatiquement via une approche monétaire en première approche: Greenly met à la disposition de ses utilisateurs des ratios monétaires pour les achats alimentaires, le papier, le plastique. Ces émissions peuvent ensuite être précisées via une approche physique (en précisant les quantités consommées), à commencer par les postes d’émissions principaux. Une fois les émissions précisées via une approche physique, un facteur d’émissions monétaire spécifique est calculé, pour rendre la mesure automatique plus précise.

Achats de matières premières

Les émissions relatives à la production des matières premières sont calculées à partir d’Analyses de Cycle de Vie. Ces émissions sont ensuite ramenées au prix des matières premières pour automatiser le suivi. Greenly prévoit de développer des APIs avec des logiciels tels que SAP, afin d’automatiser le suivi des flux physiques de marchandises.

 

3.3 Immobilisation

Ce poste  comptabilise les émissions relatives à la construction des biens immobilisés par l’entreprise: bâtiments, matériel informatique, véhicules, ameublement, Ces émissions sont amorties sur toute la durée de vie des équipements.
Exemple: Si en moyenne, la construction d’un ordinateur émet 300 kgCO2e et si l'on suppose une durée de vie de 3 ans, on impute à l’entreprise 100 kgCO2e par an.

Batiment

A. Construction
Les émissions relatives à la construction des bâtiments sont amorties sur 50 ans. En première
approche, elles sont comptabilisées via une approche par m2, en fonction du type de bâtiments,
grâce aux facteurs d’émissions fournis par l’ADEME.


B. Rénovation
Les émissions relatives aux rénovations sont amorties sur 10 ans, et sont comptabilisées via une
approche monétaire en première approche. Ces émissions peuvent faire l’objet d’une étude
spécifique, avec une approche par composant.

 

Matériel Informatique 

Ce poste d’émissions est calculé via une approche physique, à partir des données du parc
informatique de l’entreprise. Greenly dispose de données moyennes par type d’équipements,
mais met aussi à disposition de ses clients les données des Analyses de Cycle Vie publiées par
les constructeurs (Apple, Dell, Lenovo). Un niveau de finesse à l’échelle de l’équipement peut
donc être atteint pour le matériel informatique.

 

Parc Automobile 

Les émissions induites par la construction des véhicules sont calculées en fonction du nombre

et du type de véhicule utilisé. Ces émissions peuvent ensuite être affinées lorsque les construc-
teurs publient les Analyses de Cycle de Vie de leurs véhicules.

 

Ameublement

Par défaut, l’ameublement, part très faible du bilan GES des entreprises, est calculé en fonction
du nombre de collaborateurs, à partir d’hypothèses sur le nombre de meubles par collaborateur.
Ces émissions peuvent ensuite être affinées à partir de données complémentaires.

 

3.4 Déchets

Les approches utilisées pour les émissions relatives aux déchets diffèrent d’une catégorie
de déchets à l’autre. Par défaut, les émissions des déchets, insignifiants à l’échelle du bilan GES d’une entreprise, sont calculées via un ratio par collaborateur. Ces émissions peuvent ensuite être affinées à partir des poids de déchets, relevés par les entreprises de tri.


Les émissions relatives au traitement des déchets industriels et de construction sont calculées en fonction du type et du poids de déchets produits.

 

3.4 Frets amont et aval

En première approche, lorsque l’entreprise paie le fret, les émissions sont calculées via
une approche monétaire, à partir de facteurs d’émissions monétaires spécifiques à
chaque mode de transport.
Ces émissions peuvent ensuite être précisées via une approche physique, en intégrant la
distance et le poids transporté, ainsi que la motorisation des véhicules utilisés. Le suivi

automatique de ces émissions est ensuite réalisé grâce à la construction d’un facteur d’émis-
sions monétaire spécifique, calculé à partir de l’étude physique.

Lorsque l’entreprise ne paie pas le fret, seule l’approche physique est utilisée pour calculer
les émissions. Une moyenne mensuelle est ensuite appliquée pour assurer l’automaticité,
avec mise à jour des données régulière. Pour se connecter directement aux flux physiques,
Greenly prévoit le développement d’APIs avec des logiciels de gestion de flux, tel que SAP.

 

3.5 Actifs loués en amont

Ce poste d’émissions fait référence aux actifs immobilisés, non détenus par l’entreprise (véhicules et locaux loués). Ce poste d’émissions est calculé exactement de la même manière que pour le poste 3.2 «Immobilisations».

 

Investissements

Les émissions relatives aux investissements des entreprises ne sont pas comptabilisées dans
le SaaS Greenly en première approche. Les émissions des investissements sont calculées de
la manière suivante: on impute aux investisseurs le pourcentage des émissions des entreprises
dans lesquelles ils investissent qui correspond à leurs parts dans l’entreprise. Ces émissions
peuvent être rajoutées sur le SaaS à la demande des utilisateurs.

 

Déplacement des visiteurs 

Ce poste fait référence aux émissions induites par la venue des visiteurs sur le site des
entreprises. Il est calculé via une approche physique (l’entreprise intègre des données sur la
distance, le mode de déplacement et le nombre de visiteurs).

 

Utilisation et transformation des produits vendus

Ce poste d’émissions comptabilise l’impact induit par la consommation énergétique des produits vendus. Les approches utilisées diffèrent en fonction des produits vendus :
A. Produits digitaux, site internet
Les émissions calculées sont celles relatives à la consommation électrique des terminaux des utilisateurs, ainsi que le transfert de données. Il est calculé en fonction des heures d’utilisation des produits par pays (l’intensité carbone de l’électricité étant différente d’un pays à l’autre), et à partir d’une consommation énergétique moyenne par heure. Les émissions relatives au trafic de données sont calculées en fonction du volume de données

transférées. Ces émissions sont automatisées via une moyenne par mois et peuvent être
mises à jour régulièrement.
B. Produits consommant de l’énergie
Les émissions relatives à la consommation électrique des produits vendus sont calculées à
partir d’une consommation énergétique par produit. Le pays d’utilisation est pris en compte
pour intégrer les variations d’intensité carbone de l’électricité. Le suivi de ces émissions est
réalisé à partir d’une moyenne mensuelle qui peut être mise à jour régulièrement.
Ce poste d’émissions concerne uniquement les entreprises qui construisent des produits
semi-finis, nécessitant de l’énergie pour être assemblés. Ce poste d’émissions doit faire
l’objet d’une étude spécifique pour être intégré au SaaS.

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